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الطاغية.
 

 

ADOLF HITLER


SOMMAIRE

1

2

3

Jeunes années

Poivoir

Personnage

PERSONNAGE

By Wikipedia

Hitler était-il socialiste ?

 

Adolf Hitler à Nuremberg en 1928.

Hitler rejetait dans un même mépris capitalisme et marxisme. Son nationalisme raciste transcendait le clivage traditionnel capital/social : il rêvait d'un peuple uni par une race et une culture communes. La propagande hitlérienne est essentiellement guidée par des considérations d'opportunité politique, mais comporte des points de fixation : le nationalisme et l'anti-marxisme, suivi de près par une obsession de la "pureté" raciale.

Il est clairement préoccuppé par le problème de cohésion nationale et parle d' "espace vital" pour le développement des allemands en général. Ayant lui-même enduré des privations à l'époque où il vagabondait à Vienne dans sa jeunesse, il constate amèrement puis avec rage la gabegie d'une démocratie affaiblie et méprisable.

Pendant les années 1920, il dut louvoyer entre les tendances « droitistes » (de l'armée et de la droite traditionnelle, du patronat qui finançait son parti) et « gauchistes » (de certains de ses partisans, comme Ernst Röhm ou Gregor Strasser qui exigeait une révolution sociale autant que nationaliste). Après le lamentable échec du putsch de 1923, son problème consiste à capter et conserver un maximum de voix en vue de conquérir électoralement le pouvoir.

Le pragmatisme économique brutal de Hitler est mis en oeuvre grâce au pouvoir dictatorial qu'il s'est arrogé par la dissolution de fait de la République de Weimar en 1933-34. En quelques années, l'économie allemande est remise sur pied entre autre grâce à des emplois publics crées par l'État national-socialiste (autoroutes, travaux d'intérêt généraux, etc). Le réarmement n'interviendra que plus tard, après relance de l'économie.

D'après William L. Shirer, dans son fameux livre sur le Troisième Reich, il diminue également de 5% tous les salaires dans le pays, permettant de dégager des ressources pour relancer l'économie. Ce qui semble confirmer, toujours selon Shirer, la nature interventionniste (sinon socialiste) et presque (keynésienne) avant l'heure de ses directives.

Après la purge de Röhm et la liquidation des SA, Hitler refuse l'idée d'une révolution sociale. Il tient à garder de bons rapports avec ceux qui lui ont permis de prendre le pouvoir, c'est à dire les grands industriels, certains financiers et l'armée. On voit là également sa haine de toute idée marxiste. Ainsi, une de ses premières mesures à son arrivée au pouvoir sera la suppression de tous les syndicats. La politique économique et sociale doit encourager la propriété privée pour le plus grand nombre grâce à la main correctrice de l'État. Roosevelt a fait de même aux USA à la même époque avec son "New Deal".

Interprétation psychanalytique

Partiellement responsable d'une guerre ayant fait dans les cinquante millions de morts, le personnage d'Hitler a cristallisé une telle animosité qu'il est prudent de considérer les interprétations de son comportement avec beaucoup de recul.

Dans son livre de 1983 Am Anfang war Erziehung (C'est pour ton bien), Alice Miller avance une explication des comportements violents de Hitler par ses traumatismes infantiles.

Sa mère avait épousé un homme plus vieux qu'elle de 23 ans qu'elle appelait « oncle Aloïs » ; ses trois enfants moururent en quelques années autour de la naissance d'Adolf, amenant ce dernier à être surprotégé. Il était régulièrement battu et ridiculisé par son père ; après une tentative de fugue, il fut presque battu à mort. Adolf haït son père durant toute sa vie et on a rapporté qu'il faisait des cauchemars à son sujet à la fin de son existence. Lorsque l'Allemagne nazie occupa l'Autriche, Hitler fit détruire le village où son père avait grandi.

Durant la vie d'Hitler, des rumeurs circulèrent sur le possible judaïté de son père (sa grand-mère ayant été, selon une rumeur non vérifiée, servante dans une famille juive, qui paya plus tard une pension pour son fils né de père inconnu) ; un comble dans le climat d'antisémitisme de cette époque. Cette insécurité peut être corrélée par l'ordre d'Hitler, selon lequel chaque Allemand était censé prouver la non-existence d'ancêtres juifs jusqu'à la troisième génération.

Aspects énigmatiques du personnage

 

  • Il est établi qu'Hitler donna des ordres spécifiques pour que Johann Georg Elser, l'auteur de l'attentat de Munich qui aurait pu le tuer ne fût ni exécuté, ni même mis dans une situation où ses jours seraient en danger. Pourquoi? Aucun historien n'a avancé d'hypothèse.

  • Il donna également des ordres pour qu'un certain nombre d'Allemands juifs s'étant distingués pendant la Première Guerre mondiale ne soient pas inquiétés. Ce point était à l'origine une demande de Hindenburg. Ce point de vue est à rapprocher de la phrase de Göring, « Je suis celui qui décide qui est Juif et qui ne l'est pas. »

  • Hitler fit inverser le sens du svastika (croix gammée) indien, signe de vie, comme pour en retourner aussi la signification (le « Viva la muerte » des phalanges espagnoles n'était pas loin) ; on remarquera aussi que le salut que Mussolini, repris par la suite par Hitler à partir de 1926, demandait de ses troupes était exactement celui des gladiateurs de l'empire romain saluant l'Empereur avant de mourir (le fameux rite du « Ave Caesar, morituri te salutant »).

  • Point que certains jugent négligé par la plupart des historiens : les doctrines mystiques dans lesquelles Hitler et d'autres responsables du nazisme auraient puisé leur inspiration pour l'élaboration de la politique national-socialiste, et les rapports que le Führer aurait entrenu avec l'univers des sciences occultes (source : Louis Pauwels et Jacques Bergier, Le matin des magiciens, introduction au réalisme fantastique, Folio, 1960).

  • Il est souvent fait référence au fait qu'Hitler était végétarien. Selon certaines sources cela serait dû à une prescription d'ordre médicale (qu'il ne respectait pas à la lettre). Il est plus probable que ce régime correspondait plus à son obsession de pureté, son amour des animaux (notamment sa chienne) et à ses tendances mystiques.

Regards des contemporains

  • Erwin Rommel en octobre 1938 après avoir accompagné et assuré la sécurité du Führer durant l'annexion des Sudètes :

Hitler possède un pouvoir magnétique sur les foules; qui découle de la foi en une mission qui lui aurait été confiée par Dieu. Il se met à parler sur le ton de la prophétie. Il agit sur l'impulsion et rarement sous l'empire de la raison. Il a l'étonnante faculté de rassembler les points essentiels d'une discussion et de lui donner une solution. Une forte intuition lui permet de deviner la pensée des autres. Il sait manier avec habileté la flatterie. Sa mémoire infaillible m'a beaucoup frappé. Il connait par cœur des livres qu'il a lus. Des pages entières et des chapitres sont photographiés dans son esprit. Son goût des statistiques est étonnamment développé : il peut aligner des chiffres très précis sur les troupes de l'ennemi, les diverses réserves de munitions, avec une réelle maestria qui impressionne l'état-major de l'Armée.

  • Norman Spinrad, après le succès de son livre Rêve de fer : « Hitler avait compris ce qui motivait les foules. Il passait certainement beaucoup plus de temps à s'occuper finement des symboles, couleurs et uniformes qu'à lire des livres d'économie. Ses rêves étaient bien plus proches de ceux d'une rock-star que d'un homme politique à proprement parler ».

  • Dominique Aubier rappelle dans son livre Réponse à Hitler que le nazisme avait l’ambition de détruire le peuple juif, que c'était l'objectif principal d'Hitler : une tentative d’anéantir le Verbe incarné, détruire ainsi toute possibilité de survie humaine au jour du retour cyclique. La solution finale était une tentative d'anéantissement totale de l'humanité, une négation du Verbe, de la parole.

  • H. P. Lovecraft qui voyait Hitler comme une force élémentaire appelée à régénérer la culture européenne, le considère par la suite comme un honnête clown pour ensuite reconnaitre que bien que ses objectifs soient fondamentalement sains, l'extrémisme absurde de sa politique actuelle risque de conduire à des résultats désastreux et en contradiction avec les principes de départ.

Anecdotes et rumeurs

 

  • Adolf Hitler serait aux origines de Volkswagen et notamment de la Coccinelle. Adolf Hitler aurait rencontré Ferdinand Porsche à ce propos et lui aurait parlé d'une voiture populaire pouvant transporter 5 personnes, atteindre une vitesse de croisière de 100 km/h, consommer environ 7 litres pour 100 km et ne coûtant pas plus de 1 000 Reich Marks. Le prototype fut appelé KdF-Wagen (Kraft durch Freude).

  • La propagande alliée répandit l'assertion qu'Hitler n'aurait eu qu'un seul testicule. À ce propos, les Alliés chantaient « Hitler has only one ball » (Hitler n'a qu'une boule), sur l'air du « Le pont de la rivière Kwai ».

  • Une rumeur récurrente prétend qu'Hitler était seulement un peintre en bâtiment ; une caricature féroce de Sennep a peut-être contribué à ancrer la légende. Il a en fait laissé des aquarelles, certes sans génie particulier, mais qui témoignent, au moins, du fait qu'il était capable d'en peindre et qu'il possédait en tout cas de très bonnes bases dans cette technique. En revanche, il se peut que pendant ses années de galère, il ait été obligé d'accepter quelques petits boulots pour survivre. Dans son roman La part de l'autre, l'écrivain Éric-Emmanuel Schmitt lui fait par exemple peindre une enseigne de magasin pour un commerçant, mais sans aucune preuve tangible qui corroborerait ces faits.

  • Cinquante faux Carnets d'Hitler furent publiés en Allemagne par le magazine Stern en 1983, alors qu'ils avaient été réalisés par un faussaire nommé Konrad Kujau. Paris Match acheta à prix d'or l'exclusivité pour la France...

Descriptions et représentation culturelles

Au cinéma

  • Parmi les nombreuses représentations au cinéma, Charlie Chaplin ridiculisa Hitler dans son film de 1940 Le Dictateur (The Great Dictator) : le dictateur en question a en effet pour sosie un petit coiffeur juif qui prendra sa place et terminera le film sur un discours humaniste émouvant. Pour la petite histoire, Hitler fit interdire le film en Allemagne, mais s'en procura une copie qu'il se fit projeter en privé à deux reprises.

  • Les Dix derniers jours d'Hitler, un film de 1973, où le dictateur est incarné par Alec Guinness.

  • Mrs Meitlemeihr, court métrage de 2002 avec Udo Kier dans lequel Hitler a survécu à la guerre et se cache à Londres déguisé en femme.

  • En 2003, Hitler - la naissance du mal (Canada / États-Unis), donne un éclairage sur la jeunesse d'Hitler et sa montée au pouvoir (jusqu'en 1934). Ce film, envers lequel les historiens seront sans doute critiques, a le mérite de montrer la genèse du dictateur, et l'Allemagne telle qu'il l'a connue au moment où il met en place son « mon combat », alors qu'il n'est encore qu'un « aspirant » en politique.

  • En 2003 Max, réalisé par Menno Meyjes, narre l'histoire entre Adolf Hitler (joué par Noah Taylor), à l'époque jeune artiste, et Max, artiste juif amputé du bras droit. Max encourage Hitler à exorciser sur la toile ses colères, ses haines et ses peurs. Petit à petit, Hitler devient haineux envers les juifs ce qui conduira à l'horreur que l'on sait.

  • En 2005 sort La Chute (Der Untergang), réalisé par Oliver Hirschbiegel, avec dans le rôle d'Hitler, l'acteur suisse Bruno Ganz. Ce film narre les derniers jours du Führer dans son bunker.
    Lors de sa sortie, ce film a attisé la polémique. On lui a notamment reproché de montrer un visage trop humain du dictateur de l'Allemagne.

 


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