
DITTATORI.IT
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ADOLF HITLER
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PERSONNAGE
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Hitler était-il
socialiste ?
Adolf Hitler
à Nuremberg en 1928.
Hitler rejetait dans un même
mépris capitalisme
et marxisme.
Son nationalisme
raciste transcendait le clivage traditionnel capital/social : il rêvait
d'un peuple uni par une race et une culture communes. La propagande
hitlérienne est essentiellement guidée par des considérations d'opportunité
politique, mais comporte des points de fixation : le nationalisme et
l'anti-marxisme, suivi de près par une obsession de la "pureté"
raciale.
Il est clairement préoccuppé
par le problème de cohésion nationale et parle d' "espace
vital" pour le développement des allemands en général. Ayant lui-même
enduré des privations à l'époque où il vagabondait
à Vienne dans sa jeunesse, il constate amèrement puis avec
rage la gabegie d'une démocratie affaiblie et méprisable.
Pendant les années 1920,
il dut louvoyer entre les tendances « droitistes »
(de l'armée et de la droite traditionnelle, du patronat qui finançait
son parti) et « gauchistes » (de certains de ses
partisans, comme Ernst
Röhm ou Gregor
Strasser qui exigeait une révolution sociale autant que nationaliste).
Après le lamentable échec du putsch
de 1923, son
problème consiste à capter et conserver un maximum de voix
en vue de conquérir électoralement le pouvoir.
Le pragmatisme économique
brutal de Hitler est mis en oeuvre grâce au pouvoir dictatorial qu'il
s'est arrogé par la dissolution de fait de la République
de Weimar en 1933-34. En quelques années, l'économie allemande est
remise sur pied entre autre grâce à des emplois publics crées par
l'État national-socialiste (autoroutes, travaux d'intérêt généraux,
etc). Le réarmement n'interviendra que plus tard, après relance de
l'économie.
D'après William
L. Shirer, dans son fameux livre sur le Troisième Reich, il
diminue également de 5% tous les salaires dans le pays, permettant de dégager
des ressources pour relancer l'économie. Ce qui semble confirmer,
toujours selon Shirer, la nature interventionniste (sinon socialiste) et
presque (keynésienne)
avant l'heure de ses directives.
Après la purge de
Röhm et la liquidation
des SA, Hitler refuse l'idée d'une révolution sociale. Il tient à
garder de bons rapports avec ceux qui lui ont permis de prendre le pouvoir,
c'est à dire les grands industriels, certains financiers et l'armée.
On voit là également sa haine de toute idée marxiste. Ainsi, une
de ses premières mesures à son arrivée au pouvoir sera la
suppression de tous les syndicats.
La politique économique et sociale doit encourager la propriété privée
pour le plus grand nombre grâce à la main correctrice de l'État. Roosevelt
a fait de même aux USA à la même époque avec son
"New
Deal".
Interprétation
psychanalytique
Partiellement responsable
d'une guerre ayant fait dans les cinquante millions de morts, le
personnage d'Hitler a cristallisé une telle animosité qu'il est prudent
de considérer les interprétations de son comportement avec beaucoup de
recul.
Dans son livre de 1983
Am Anfang war Erziehung (C'est pour ton bien), Alice
Miller avance une explication des comportements violents de Hitler par
ses traumatismes infantiles.
Sa mère avait épousé
un homme plus vieux qu'elle de 23 ans qu'elle appelait « oncle
Aloïs » ; ses trois enfants moururent en quelques années
autour de la naissance d'Adolf, amenant ce dernier à être
surprotégé. Il était régulièrement battu et ridiculisé par son
père ; après une tentative de fugue, il fut presque
battu à mort. Adolf haït son père durant toute sa vie
et on a rapporté qu'il faisait des cauchemars à son sujet à
la fin de son existence. Lorsque l'Allemagne nazie occupa l'Autriche,
Hitler fit détruire le village où son père avait grandi.
Durant la vie d'Hitler,
des rumeurs circulèrent sur le possible judaïté de son père
(sa grand-mère ayant été, selon une rumeur non vérifiée,
servante dans une famille juive, qui paya plus tard une pension pour son
fils né de père inconnu) ; un comble dans le climat d'antisémitisme
de cette époque. Cette insécurité peut être corrélée par l'ordre
d'Hitler, selon lequel chaque Allemand était censé prouver la
non-existence d'ancêtres juifs jusqu'à la troisième génération.
Aspects énigmatiques du
personnage
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Il est établi qu'Hitler
donna des ordres spécifiques pour que Johann
Georg Elser, l'auteur de l'attentat de Munich qui aurait pu le
tuer ne fût ni exécuté, ni même mis dans une situation où
ses jours seraient en danger. Pourquoi? Aucun historien n'a
avancé d'hypothèse.
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Il donna également
des ordres pour qu'un certain nombre d'Allemands juifs s'étant
distingués pendant la Première Guerre mondiale ne soient pas
inquiétés. Ce point était à l'origine une demande de
Hindenburg. Ce point de vue est à rapprocher de la phrase de Göring,
« Je suis celui qui décide qui est Juif et qui ne l'est
pas. »
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Hitler fit inverser
le sens du svastika
(croix gammée) indien, signe de vie, comme pour en retourner aussi la
signification (le « Viva la muerte » des phalanges
espagnoles n'était pas loin) ; on remarquera aussi que le salut
que Mussolini, repris par la suite par Hitler à partir de 1926,
demandait de ses troupes était exactement celui des gladiateurs
de l'empire
romain saluant l'Empereur avant de mourir (le fameux rite du
« Ave Caesar, morituri te salutant »).
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Point que certains
jugent négligé par la plupart des historiens : les doctrines
mystiques dans lesquelles Hitler et d'autres responsables du nazisme
auraient puisé leur inspiration pour l'élaboration de la politique
national-socialiste, et les rapports que le Führer aurait entrenu
avec l'univers des sciences occultes (source : Louis
Pauwels et Jacques
Bergier, Le
matin des magiciens, introduction au réalisme
fantastique, Folio, 1960).
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Il est souvent fait référence
au fait qu'Hitler était végétarien.
Selon certaines sources cela serait dû à une prescription
d'ordre médicale (qu'il ne respectait pas à la lettre). Il est
plus probable que ce régime correspondait plus à son obsession
de pureté, son amour des animaux (notamment sa chienne) et à
ses tendances mystiques.
Regards des
contemporains
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Hitler possède
un pouvoir magnétique sur les foules; qui découle de la foi en une
mission qui lui aurait été confiée par Dieu. Il se met à
parler sur le ton de la prophétie. Il agit sur l'impulsion et
rarement sous l'empire de la raison. Il a l'étonnante faculté de
rassembler les points essentiels d'une discussion et de lui donner une
solution. Une forte intuition lui permet de deviner la pensée des
autres. Il sait manier avec habileté la flatterie. Sa mémoire
infaillible m'a beaucoup frappé. Il connait par cœur des livres
qu'il a lus. Des pages entières et des chapitres sont
photographiés dans son esprit. Son goût des statistiques est étonnamment
développé : il peut aligner des chiffres très précis
sur les troupes de l'ennemi, les diverses réserves de munitions, avec
une réelle maestria qui impressionne l'état-major de l'Armée.
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Norman
Spinrad, après le succès de son livre Rêve
de fer : « Hitler avait compris ce qui motivait
les foules. Il passait certainement beaucoup plus de temps à s'occuper
finement des symboles, couleurs et uniformes qu'à lire des
livres d'économie. Ses rêves étaient bien plus proches de ceux
d'une rock-star que d'un homme politique à proprement parler ».
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Dominique
Aubier rappelle dans son livre Réponse à Hitler que
le nazisme avait l’ambition de détruire le peuple juif,
que c'était l'objectif principal d'Hitler : une tentative
d’anéantir le Verbe incarné, détruire ainsi toute possibilité
de survie humaine au jour du retour cyclique. La solution finale était
une tentative d'anéantissement totale de l'humanité, une négation
du Verbe, de la parole.
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H.
P. Lovecraft qui voyait Hitler comme une force élémentaire
appelée à régénérer la culture européenne, le considère
par la suite comme un honnête clown pour ensuite
reconnaitre que bien que ses objectifs soient fondamentalement
sains, l'extrémisme absurde de sa politique actuelle risque de
conduire à des résultats désastreux et en contradiction avec
les principes de départ.
Anecdotes et rumeurs
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Adolf Hitler serait
aux origines de Volkswagen
et notamment de la Coccinelle.
Adolf Hitler aurait rencontré Ferdinand
Porsche à ce propos et lui aurait parlé d'une voiture
populaire pouvant transporter 5 personnes, atteindre une vitesse de
croisière de 100 km/h, consommer environ 7 litres pour 100 km
et ne coûtant pas plus de 1 000 Reich Marks. Le prototype fut
appelé KdF-Wagen (Kraft durch Freude).
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La propagande alliée
répandit l'assertion qu'Hitler n'aurait eu qu'un seul testicule.
À ce propos, les Alliés
chantaient « Hitler has only one ball » (Hitler
n'a qu'une boule), sur l'air du « Le
pont de la rivière Kwai ».
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Une rumeur récurrente
prétend qu'Hitler était seulement un peintre en bâtiment ; une
caricature féroce de Sennep
a peut-être contribué à ancrer la légende. Il a en fait
laissé des aquarelles,
certes sans génie particulier, mais qui témoignent, au moins, du
fait qu'il était capable d'en peindre et qu'il possédait en tout cas
de très bonnes bases dans cette technique. En revanche, il se
peut que pendant ses années de galère, il ait été obligé d'accepter
quelques petits boulots pour survivre. Dans son roman La
part de l'autre, l'écrivain Éric-Emmanuel
Schmitt lui fait par exemple peindre une enseigne de magasin
pour un commerçant, mais sans aucune preuve tangible qui
corroborerait ces faits.
Descriptions et représentation
culturelles
Au cinéma
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Parmi les nombreuses
représentations au cinéma, Charlie
Chaplin ridiculisa Hitler dans son film de 1940
Le
Dictateur (The Great Dictator) : le dictateur en
question a en effet pour sosie un petit coiffeur juif qui prendra sa
place et terminera le film sur un discours humaniste émouvant. Pour
la petite histoire, Hitler fit interdire le film en Allemagne, mais
s'en procura une copie qu'il se fit projeter en privé à deux
reprises.
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Les
Dix derniers jours d'Hitler, un film de 1973,
où le dictateur est incarné par Alec
Guinness.
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Mrs Meitlemeihr,
court métrage de 2002
avec Udo
Kier dans lequel Hitler a survécu à la guerre et se cache
à Londres déguisé en femme.
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En 2003,
Hitler - la naissance du mal (Canada / États-Unis), donne un
éclairage sur la jeunesse d'Hitler et sa montée au pouvoir (jusqu'en
1934). Ce film, envers lequel les historiens seront sans doute
critiques, a le mérite de montrer la genèse du dictateur, et
l'Allemagne
telle qu'il l'a connue au moment où il met en place son
« mon combat », alors qu'il n'est encore qu'un
« aspirant » en politique.
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En 2003
Max, réalisé par Menno
Meyjes, narre l'histoire entre Adolf Hitler (joué par Noah
Taylor), à l'époque jeune artiste, et Max, artiste juif
amputé du bras droit. Max encourage Hitler à exorciser sur la
toile ses colères, ses haines et ses peurs. Petit à
petit, Hitler devient haineux envers les juifs ce qui conduira
à l'horreur que l'on sait.
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En 2005
sort La
Chute (Der Untergang), réalisé par Oliver
Hirschbiegel, avec dans le rôle d'Hitler, l'acteur suisse Bruno
Ganz. Ce film narre les derniers jours du Führer dans son bunker.
Lors de sa sortie, ce film a attisé la polémique. On lui a notamment
reproché de montrer un visage trop humain du dictateur de l'Allemagne.
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