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الطاغية.
 

 


ADOLF HITLER


SOMMAIRE

1

2

3

Jeunes années

Poivoir

Personnage

POIVOIR

By Wikipedia

L'accession au pouvoir

Adolf Hitler

Voir aussi la Chronologie du Troisième Reich.

Hitler est finalement nommé à la Chancellerie de la République de Weimar le 30 janvier 1933, avec le soutien de la droite et en particulier l'ancien Chancelier Franz von Papen et le Parti Populaire National Allemand (DNVP), dirigé par le magnat nationaliste de la presse Alfred Hugenberg, qui espèrent être en mesure de le contrôler.

Hitler obtient le soutien de l'armée, déborde ses partenaires, et met en route la Gleichschaltung (la « Mise au pas ») de l'Allemagne. L'incendie du Reichstag le 27 février, lui permet de limiter les libertés civiles et d'éliminer ses opposants politiques, notamment les communistes du KPD. Le NSDAP remporte les élections de mars 1933 avec 43.9% des suffrages. Le 23 mars, le Reichstag vote la Loi d'habilitation (Ermächtigungsgesetz) accordant à Hitler, les pouvoirs spéciaux. Hitler les utilise pour interdire les syndicats, et les partis politiques.

Le 30 juin 1934, durant la Nuit des longs couteaux, fort du soutien bienveillant de l'armée, le Chancelier fait assassiner plusieurs de ses partisans et de ses anciens ennemis politiques. Parmi eux : Gregor Strasser et Ernst Röhm, chef de la SA.

La mort du président Hindenburg est aussi celle de la République de Weimar. En vertu de la Constitution, le Chancelier exerce temporairement les pouvoirs du président défunt. Le 2 août 1934, le Reichstag vote une loi de fusion des deux fonctions en une seule : Hitler devient Führer und Reichskanzler.

En septembre 1935, Hitler, accentuant l'antisémitisme d'état, proclame les lois de Nuremberg interdisant aux Juifs l'accès des hautes fonctions de l'état ou encore les mariages mixtes.

La popularité du Führer provient notamment de son opposition au Diktat de Versailles, des succès diplomatiques (rattachement de la Sarre, remilitarisation de la Rhénanie, accords avec Mussolini, négociations avec la Grande-Bretagne) et des succès économiques obtenus (notamment une importante réduction du chômage) par sa politique de réarmement. Encore qu'il ne faille pas oublier ni les conditions sociales et politiques dans lesquelles les améliorations économiques ont été obtenues, ni les pénibles situations de pénurie alimentaire et le manque de devises dès 1935. L'adhésion des Allemands à sa politique (et plus encore à sa personne) fut importante, surtout au début.

Avec la complicité des puissances européennes soucieuses d'éviter un nouveau conflit (notamment à Munich en 1938), Hitler annexe un grand nombre de territoires voisins : l'Autriche (l'Anschluss), puis les Sudètes, et la Tchécoslovaquie en 1938.

En 1938, il est élu homme de l'année par le Time Magazine.

La Seconde Guerre mondiale

Hitler a eu de brillantes intuitions, lors de la première phase de la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle l'armée allemande mis en œuvre la Blitzkrieg, en particulier au cours de la bataille de France en 1940. Ces succès sont avant tout ceux de jeunes généraux brillants tels que Heinz Guderian ou Erwin Rommel, qui savent faire preuve d'audace, d'initiatives et ont une conception de la guerre plus moderne que leurs adversaires. La défaite de la France en juin 1940, est l'occasion pour Hitler de profiter d'un véritable triomphe, acclamé par la foule, à son retour à Berlin. Avant l'invasion de la Russie un an plus tard, l'Allemagne hitlérienne domine l'Europe, occupant la Bohème-Moravie, la Pologne, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la France, la Yougoslavie et la Grèce, et vassalisant la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie.

Mais Hitler s'avére être un commandant en chef brouillon et imprévisible, dédaigneux de l'opinion de son état-major. Il peut compter sur la très grande servilité de celui-ci, et en premier lieu du chef de l'OKW (haut commandement des forces armées), Wilhelm Keitel.
En décembre 1941, après l'échec des Allemands devant Moscou, Hitler prend le commandement de la Wehrmacht sur le front russe. Jusqu'à la débâcle de 1945, il ordonne continuellement à ses troupes de ne pas reculer, en dépit des rapports de force et des conditions du terrain, qu'il ne constate presque jamais sur place. Cette attitude est particulièrement flagrante lors de la bataille de Stalingrad, quand il refuse à l'armée de Paulus la permission d'opérer une retraite.
Ce manque de réalisme se double d'erreurs stratégiques. Sa première grosse erreur a sans doute été d'ouvrir un deuxième front, en envahissant l'immense URSS sans avoir terminé la guerre contre le Royaume Uni. Pendant la campagne en Russie du Sud de l'été 1942, il divise un groupe d'armée en deux (l'un se dirigeant vers le Caucase, l'autre vers Stalingrad), le rendant ainsi plus vulnérable. Lors de la bataille de Normandie, il retarde l'envoi de Panzerdivisionen pour rejeter les forces alliées, pensant que l'opération Overlord est une diversion et que le vrai débarquement doit avoir lieu dans le Pas-de-Calais, ce qui était d'ailleurs l'objectif de l'opération Fortitude, intoxication des services secrets alliés.

Le 20 juillet 1944, à la Wolfsschanze, Hitler est blessé dans un attentat lors d'une tentative de coup d'État d'officiers qu'il réprime durement.

Convaincu que l'Allemagne ne pourrait survivre à une défaite devenue inéluctable, Hitler ordonne le 19 mars 1945 la destruction des industries, des installations militaires, des magasins, des moyens de transport et de communications. Cet ordre ne sera pas respecté, notamment en raison de l'intervention d'Albert Speer, ministre de l'armement et architecte du reich.

Le 30 avril 1945, alors que l'Armée rouge encercle Berlin, Adolf Hitler se suicide en compagnie d'Eva Braun qu'il venait d'épouser, dans le Führerbunker. Dans son testament politique, il écarte Hermann Göring et Himmler et désigne l'amiral Karl Dönitz comme successeur.

Rumeurs post mortem

Nombre de rumeurs circulèrent sur la possibilité qu'Hitler aurait survécu à fin de la guerre. Le FBI mena des enquêtes jusqu'en 1956 sur des centaines de pistes plus ou moins sérieuses. Mais dès la chute de Berlin, les services secrets soviétiques avaient récupéré une grande partie du corps.

En juin 1946, les témoins, prisonniers de Beria, sont transportés à Berlin, dans le parc du bunker. Ils indiquent l’endroit où ils ont enflammé, puis enterré le corps de Hitler et de sa femme.

L’emplacement correspond à l’exhumation réalisée par le Smersh un an plus tôt. On en profite pour procéder à de nouvelles fouilles et on déterre quatre fragments de crâne. Le plus grand est transpercé par une balle.

L’autopsie réalisée fin 1945 se trouve en partie confirmée : les médecins y notaient en effet l’absence d’une pièce maîtresse du crâne, celle qui justement permet de conclure que Hitler s’est suicidé par arme à feu. Le puzzle est désormais complet.

Ces éléments ne sont toutefois pas diffusés par Beria. Staline lui-même n’en est pas tenu informé, ce qui explique peut-être qu’il ait soupçonné les Occidentaux d’avoir recueilli le dictateur déchu. Quant aux restes des époux Hitler, ils sont pudiquement oubliés. Il faut attendre 1970, et l’ère Brejnev, pour que le chef du KGB Youri Andropov les fasse détruire par le feu.

Mais le crâne et les dents de Hitler, conservés dans les archives, échappent à la crémation. On n’en apprend l’existence qu’après la chute de l’URSS. En 2000, la partie supérieure du crâne du dictateur devient même l’une des curiosités d’une exposition moscovite organisée par le Service fédéral des archives russes pour marquer le cinquante-cinquième anniversaire de la fin de la guerre.

 


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